{"id":12,"date":"2013-05-23T04:22:27","date_gmt":"2013-05-23T04:22:27","guid":{"rendered":"http:\/\/ruptare.wordpress.com\/?p=12"},"modified":"2013-05-23T04:22:27","modified_gmt":"2013-05-23T04:22:27","slug":"printemps-print-time","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/blogue.fabmx.ypenser.net\/ruptare\/2013\/05\/23\/printemps-print-time\/","title":{"rendered":"Printemps ! Print time ?"},"content":{"rendered":"<h3><em>Spring<\/em>, source, ressort<\/h3>\n<p>Un faisceau (une fourche ou une <a href=\"http:\/\/www.lesfourchettes.net\/\" title=\"Les fourchettes, blogue litt\u00e9raire de Sarah-Maude Beauchesne\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">fourchette<\/a>) de (2 ou 3) mots associ\u00e9s au printemps. Le mot anglais, son sens second (\u00e0 moins qu&rsquo;il ne soit plus originaire que le premier), sa traduction litt\u00e9rale (en un troisi\u00e8me sens)<em><\/em>.<\/p>\n<p>Quelque chose comme un appel, ou le clich\u00e9 qui prend une d\u00e9rape.<\/p>\n<p>Robert Frost (brrr !) avait s\u00fbrement fait le lien entre la saison et l&rsquo;id\u00e9e \u00ab\u00a0qui est derri\u00e8re\u00a0\u00bb.<\/p>\n<h4><em>Prayer in Spring<\/em><\/h4>\n<blockquote><p>Oh, give us pleasure in the flowers to-day;<br \/>\nAnd give us not to think so far away<br \/>\nAs the uncertain harvest; keep us here<br \/>\nAll simply in the <strong>spring<\/strong>ing of the year.<br \/>\n(&#8230;)<\/p><\/blockquote>\n<p>[<strong><a title=\"Lire la suite du po\u00e8me sur 'Poem Hunter' \" href=\"http:\/\/www.poemhunter.com\/poem\/a-prayer-in-spring\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Source<\/a><\/strong>]<\/p>\n<p>\u00c9videmment, avec le participe pr\u00e9sent, c&rsquo;est &lsquo;surgissement&rsquo; qui s&rsquo;impose comme traduction de &lsquo;<strong><em>Spring<\/em><\/strong>&lsquo;, au lieu de &lsquo;<strong>ressort<\/strong>&lsquo;.<\/p>\n<p>Que puis-ajouter qui ne soit simple reprise ? Pourquoi ne pas donner une &lsquo;<em>twist<\/em>&lsquo; plus m\u00e9canique \u00e0 cette notion romantique de source d&rsquo;o\u00f9 tout jaillit, fontaine de la vie ?<\/p>\n<p>Voyez comme les concepts crapahutent, se catapultent et se superposent.<\/p>\n<p>Il y a une expression plus exacte pour cela : ils se \u00ab\u00a0t\u00e9l\u00e9scopent\u00a0\u00bb. M&rsquo;en direz-vous la cause ?<\/p>\n<p style=\"text-align:center;\">***<\/p>\n<p>Je suis <strong>ressort<\/strong>i, tout \u00e0 l&rsquo;heure, en bras de chemise, pour aller \u00e0 une causerie \u00e0 la librairie Olivieri.\u00a0 Elle r\u00e9unissait autour d&rsquo;une m\u00eame table Ollivier Dyens (<a title=\"Fil twitter d'Ollivier Dyens, professeur \u00e0 Concordia\" href=\"https:\/\/twitter.com\/Ollivier_Dyens\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">@Ollivier_Dyens<\/a>) et Marcello Vitali Rosati (MVR <em>&#8211;<\/em> Marviro <a title=\"Fil Twitter de Marcello Vitali Rosati\" href=\"https:\/\/twitter.com\/monterosato\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">@Monterosato<\/a>). La rencontre s&rsquo;intitulait : \u00ab\u00a0<a title=\"Repenser l'humain au 21\u00e8 si\u00e8cle\" href=\"http:\/\/murmitoyen.com\/232406\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Repenser l&rsquo;humain au 21\u00e8 s.<\/a>\u00ab\u00a0.<br \/>\nJ&rsquo;avais presque froid (j&rsquo;avais roul\u00e9 mes manches).<br \/>\nRegretterais-je de ne pas m&rsquo;\u00eatre amen\u00e9 une \u00ab\u00a0petite laine\u00a0\u00bb ?<\/p>\n<p>Aurai-je le temps de formuler ce que j&rsquo;ai retenu des pr\u00e9sentations et des questions du public ? En tous cas, je vous informerai quand le contenu des \u00e9changes sera rendu disponible.<\/p>\n<p>J&rsquo;y ai rencontr\u00e9 une dame qui avait \u00e9t\u00e9 au <a title=\"Montreal Digital Humanities Showcase 2013\" href=\"http:\/\/digihum.mcgill.ca\/event\/montreal-digital-humanities-showcase-2013\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">colloque en journ\u00e9e \u00e0 McGill sur un th\u00e8me similaire<\/a>. Je n&rsquo;ai pas eu l&rsquo;occasion de prendre ses coordonn\u00e9es. Elle termine une th\u00e8se \u00e0 l&rsquo;UQ\u00c0M sur la repr\u00e9sentation des enjeux politiques qui fa\u00e7onnent la soci\u00e9t\u00e9 actuelle dans une perspective s\u00e9miologique. Se reconna\u00eetra-t-elle ? Me lira-t-elle ? La retrouverai-je ?<br \/>\nLa semaine prochaine (27-29 mai), on se retrouvera probablement \u00e0 l&rsquo;UQ\u00c0M pour explorer <a title=\"Pr\u00e9sentation du programme du colloque international sur le site de l'OIC \" href=\"http:\/\/oic.uqam.ca\/fr\/carnets\/chantier-posthumain\/colloque-les-frontieres-de-lhumain-et-le-posthumain-28-et-29-mai-2013\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><em>Les fronti\u00e8res de l&rsquo;humain et le post-humain<\/em><\/a>. Mais l\u00e0 je parle de toute la \u00ab\u00a0compagnie\u00a0\u00bb. Les \u00ab\u00a0joyeux lurons\u00a0\u00bb que nous \u00e9tions. Car c&rsquo;\u00e9tait \u00ab\u00a0sympa\u00a0\u00bb, il n&rsquo;y a pas \u00e0 en douter.<br \/>\nMichael E. Sinatra (<a href=\"https:\/\/twitter.com\/mesinatra\" title=\"Fil Twitter de Michael Sinatra, professeur au d\u00e9partement de litt\u00e9rature anglaise, \u00e0 l'Universit\u00e9 de Montr\u00e9al\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">@mesinatra<\/a>) faisait l&rsquo;animation. Marviro encensa le travail de Dyens dans <em><a title=\"Voir la fiche de pr\u00e9sentation de l'ouvrage sur Figura\" href=\"http:\/\/figura.uqam.ca\/biblio\/enfanter-linhumain-le-refus-du-vivant\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Enfanter l&rsquo;inhumain. Le refus du vivant<\/a><\/em>.<\/p>\n<div style=\"float:right;margin:4px 2px 2px 6px;\">\n<figure id=\"attachment_26\" aria-describedby=\"caption-attachment-26\" style=\"width: 191px\" class=\"wp-caption alignnone\"><a href=\"https:\/\/blogue.fabmx.ypenser.net\/ruptare\/wp-content\/uploads\/2013\/05\/enfanter-inhumain_dyens.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-medium wp-image-26\" alt=\"Sous-titre : Le refus du vivant Montr\u00e9al, \u00c9ditions Triptyque, 2012.\" src=\"https:\/\/blogue.fabmx.ypenser.net\/ruptare\/wp-content\/uploads\/2013\/05\/enfanter-inhumain_dyens.jpg?w=191\" width=\"191\" height=\"300\" \/><\/a><figcaption id=\"caption-attachment-26\" class=\"wp-caption-text\">Sous-titre : Le refus du vivant<br \/>Montr\u00e9al, \u00c9ditions Triptyque, 2012.<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n<p>Celui-ci aurait (selon MVR &#8211; je ne l&rsquo;ai pas lu) pris, tr\u00e8s humainement, la question de la soit-disant \u00ab\u00a0sp\u00e9cificit\u00e9 de l&rsquo;homme\u00a0\u00bb \u00e0 bras-le-corps, pour nous permettre une r\u00e9flexion contemporaine sur la question du sens (ou du non-sens) de nos pr\u00e9jug\u00e9s.<\/p>\n<p>Il s&rsquo;agit d&rsquo;une critique de l&rsquo;anthropocentrisme.<\/p>\n<p>C&rsquo;est \u00e9galement un plaidoyer pour la calculabilit\u00e9 de cet entre deux de la cause et de l&rsquo;effet (que se passe-t-il entre le moment o\u00f9 j&rsquo;exerce une pression sur la chaise et l&rsquo;instant suivant o\u00f9 elle est cass\u00e9e ?) qui nous laisse face au sentiment de notre impuissance \u00e0 tout comprendre. Parce qu&rsquo;il est trop commode de consid\u00e9rer que si cet &lsquo;impond\u00e9rable&rsquo; est myst\u00e9rieux, c&rsquo;est qu&rsquo;il doit y avoir de la magie qui op\u00e8re et que, donc, l&rsquo;existence a un sens.<br \/>\nUne pens\u00e9e qui se refuse \u00e0 tout \u00ab\u00a0saut philosophique\u00a0\u00bb, comme dirait Camus.<\/p>\n<p>Ollivier Dyens projette de poser la question de l&rsquo;art apr\u00e8s avoir soulev\u00e9 celle de l&rsquo;homme. Peut-\u00eatre faudra-t-il qu&rsquo;il repasse par celle du langage.<\/p>\n<div style=\"float:left;margin:4px 6px 2px 2px;\">\n<figure id=\"attachment_34\" aria-describedby=\"caption-attachment-34\" style=\"width: 200px\" class=\"wp-caption alignnone\"><a href=\"https:\/\/blogue.fabmx.ypenser.net\/ruptare\/wp-content\/uploads\/2013\/05\/s-orienter-virtuel_marviro.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/blogue.fabmx.ypenser.net\/ruptare\/wp-content\/uploads\/2013\/05\/s-orienter-virtuel_marviro.jpg\" alt=\"Paru chez Hermann, dans la collection &quot;Cultures num\u00e9riques&quot;, en 2012\" width=\"200\" height=\"286\" class=\"size-full wp-image-34\" \/><\/a><figcaption id=\"caption-attachment-34\" class=\"wp-caption-text\">Paru chez Hermann, dans la collection \u00ab\u00a0Cultures num\u00e9riques\u00a0\u00bb, en 2012<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n<p>D&rsquo;ailleurs les mots ne lui manquaient pas non plus pour c\u00e9l\u00e9brer l&rsquo;oeuvre de Marviro, avec son insistance sur la limpidit\u00e9 de son \u00e9criture, \u00ab\u00a0ce qui est plut\u00f4t rare de la part de philosophes\u00a0\u00bb. Et il rajoutait que cette \u00e9criture \u00e9tait \u00e0 la fois limpide et dense (je peux en t\u00e9moigner, des deux).<br \/>\nLa densit\u00e9 des \u00e9changes qui ont suivi m&rsquo;interdit de m&rsquo;aventurer \u00e0 en relater les termes plus avant ici. On se rappelle que nous sommes \u00e0 l&rsquo;\u00e8re o\u00f9 le temps manque \u00e0 tout le monde. D&rsquo;ailleurs MVR f\u00e9licitait Ollivier d&rsquo;avoir commenc\u00e9 par r\u00e9sumer les th\u00e8ses que contenait son ouvrage (on laisse g\u00e9n\u00e9ralement cette synth\u00e8se pour la conclusion).<br \/>\n\u00c9ric M\u00e9choulan (<a href=\"http:\/\/littfra.umontreal.ca\/repertoire-departement\/vue\/mechoulan-eric\/\" title=\"Pr\u00e9sentation d'\u00c9ric M\u00e9choulan sur le site du d\u00e9partement de Litt\u00e9ratures de langue fran\u00e7aise de l'Universit\u00e9 de Montr\u00e9al\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">professeur titulaire de litt\u00e9rature fran\u00e7aise \u00e0 l&rsquo;Universit\u00e9 de Montr\u00e9al<\/a>) est venu clore la p\u00e9riode de questions avec une tentative de remettre dos-\u00e0-dos les deux comparses qui s&rsquo;entendaient trop bien \u00e0 son go\u00fbt. Il jouait les avocats du diable, selon son expression, \u00ab\u00a0pour s&rsquo;amuser\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Comme quoi l&rsquo;ambiance printani\u00e8re avait gagn\u00e9 toute l&rsquo;assistance.<\/p>\n<p>\u00c0 propos de camaraderie, une amie d&rsquo;Ollivier, fra\u00eechement arriv\u00e9e du Br\u00e9sil &#8211; o\u00f9 elle est professeur \u00e0 l&rsquo;universit\u00e9 (de Sao Polo ?) &#8211; , avait ouvert le bal (de la p\u00e9riode de questions) de fa\u00e7on fort plaisante en suppliant presque son bon compagnon de ne pas utiliser le terme \u00ab\u00a0machine\u00a0\u00bb pour parler des humains. Ce mot lui semble inappropri\u00e9 (\u00ab\u00a0peu juste\u00a0\u00bb) par rapport au terme \u00ab\u00a0syst\u00e8me\u00a0\u00bb, vue la complexit\u00e9 de notre m\u00e9tabolisme. En effet, celui-ci s&rsquo;apparenterait davantage \u00e0 un \u00e9cosyst\u00e8me qu&rsquo;\u00e0 une m\u00e9canique.<br \/>\nLes deux pan\u00e9listes acquiesc\u00e8rent.<br \/>\nOllivier Dyens donna raison \u00e0 son amie, signalant qu&rsquo;il devait travailler avec un langage d\u00e9faillant pour traduire la r\u00e9alit\u00e9 qu&rsquo;il tente de d\u00e9signer. Il ajouta que le terme &lsquo;machine&rsquo; avait l&rsquo;avantage de signifier quelque chose.<br \/>\nJe pense qu&rsquo;il doit faire r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 la th\u00e9orie des \u00ab\u00a0petites machines\u00a0\u00bb que seraient nos organes, selon Leibniz, d&rsquo;apr\u00e8s le professeur de philosophie Fran\u00e7ois Duchesneau. \u00c0 ce propos, voir la philosophie de la biologie que l&rsquo;on retrouve chez Leibniz dans <em><a title=\"Titre de l'ouvrage de Fran\u00e7ois Duchesneau pertinent sur ces questions.\" href=\"http:\/\/www.decitre.fr\/livres\/les-modeles-du-vivant-de-descartes-a-leibniz-9782711613366.html\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Les Mod\u00e8les du vivant de Descartes \u00e0 Leibniz<\/a><\/em>.<br \/>\nVous l&rsquo;aurez compris, il \u00e9tait difficile de d\u00e9tourner ces interlocuteurs de leur bonne entente \u00e9vidente (&#8230; et pendant que j&rsquo;\u00e9cris ces lignes des \u00e9clairs viennent d\u00e9chirer le ciel au dessus de Montr\u00e9al, alors que le grondement du tonnerre me pr\u00e9vient que le coup de minuit va bient\u00f4t sonner &#8211; il fait humide et presque trop chaud)<\/p>\n<div style=\"float:right;\">\n<figure id=\"attachment_21\" aria-describedby=\"caption-attachment-21\" style=\"width: 600px\" class=\"wp-caption alignnone\"><a href=\"https:\/\/blogue.fabmx.ypenser.net\/ruptare\/wp-content\/uploads\/2013\/05\/orage-mtl-20130523.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-medium wp-image-21\" alt=\"Alors que, de retour chez moi, j'\u00e9crivais ce billet. L'orage faisait... rage en ce soir de printemps 2013.\" src=\"https:\/\/blogue.fabmx.ypenser.net\/ruptare\/wp-content\/uploads\/2013\/05\/orage-mtl-20130523.jpg?w=300\" width=\"600\" height=\"500\" \/><\/a><figcaption id=\"caption-attachment-21\" class=\"wp-caption-text\">Alors que, de retour chez moi, j&rsquo;\u00e9crivais ce billet, l&rsquo;orage faisait&#8230; rage en ce soir de printemps 2013.<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n<p>Je fus n\u00e9anmoins \u00e9difi\u00e9 par la perspicacit\u00e9 d&rsquo;\u00c9ric M\u00e9choulan (<a href=\"https:\/\/twitter.com\/OutisJean\" title=\"Fil Twitter d'\u00c9ric M\u00e9choulan professeur de litt\u00e9tature \u00e0 l'Universit\u00e9 de Montr\u00e9al\">@OutisJean<\/a>). Il a vraiment d\u00e9clin\u00e9 une s\u00e9rie de paradoxes qu&rsquo;on pourrait associer aux th\u00e8ses pr\u00e9sent\u00e9es par les deux intervenants (je regrette de n&rsquo;avoir pu les pr\u00e9senter avant cet <em>aparte<\/em>).<br \/>\nJe vous les donne en vrac.<br \/>\nSi on pense que le passage de la machine au pouvoir de r\u00e9fl\u00e9chir fait probl\u00e8me, c&rsquo;est qu&rsquo;on estime qu&rsquo;il y a une diff\u00e9rence de nature entre les deux. Donc, ce serait poser un faux probl\u00e8me que de vouloir \u00e9lucider cette question si on ne croit pas au d\u00e9part que la conscience soit d&rsquo;un autre ordre que les ph\u00e9nom\u00e8nes physiologiques.<br \/>\nPar ailleurs, parler du caract\u00e8re discret du temps comme dans le paradoxe de Z\u00e9non, cela vient de ce qu&rsquo;on s&rsquo;en fait une conception spatiale, alors que si on l&rsquo;envisage comme dur\u00e9e, la difficult\u00e9 dispara\u00eet.<br \/>\nDe mani\u00e8re semblable, on peut questionner la pertinence de d\u00e9lib\u00e9rer sur les raisons pour lesquelles les possibles sont capables (ou non) d&rsquo;initier des r\u00e9alit\u00e9s (\u00ab\u00a0en puissance\u00a0\u00bb au d\u00e9part et qui s&rsquo;actualiseraient par la suite), si on reconna\u00eet que seul le r\u00e9el existe. Selon le professeur de litt\u00e9rature, ceci conduirait \u00e0 expliquer le pouvoir pr\u00e9sum\u00e9 des virtualit\u00e9s par une illusion r\u00e9trospective. C&rsquo;est parce qu&rsquo;on sait que le web est advenu que l&rsquo;on peut penser que Borges l&rsquo;avait anticip\u00e9. Mais si on ne jure que par les purs possibles, on s&rsquo;entend qu&rsquo;on sombre dans l&rsquo;informe et que tout est indiff\u00e9rent.<br \/>\nL\u00e0 je fais le lien avec un \u00e9l\u00e9ment de l&rsquo;analyse que propose Marcello dans <em><a href=\"http:\/\/www.editions-hermann.fr\/ficheproduit.php?lang=fr&amp;menu=&amp;ref=Cultures+num%E9riques+S%27orienter+dans+le+virtuel&amp;prodid=1232\" title=\"R\u00e9flexion d\u00e9velopp\u00e9e par Marcello Vitali Rosati sur le concept de virtuel\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">S&rsquo;Orienter dans le virtuel<\/a><\/em>, qu&rsquo;a r\u00e9sum\u00e9 Ollivier Dyens. Je vous invite \u00e0 lire <a title=\"Lecture d'Enfanter l'inhumain d'Ollivier Dyens (OD) par Marviro\" href=\"http:\/\/blog.sens-public.org\/marcellovitalirosati\/?p=79\">le billet de Marviro sur Sens Public<\/a> (son espace blog intitul\u00e9 \u00ab\u00a0Culture num\u00e9rique\u00a0\u00bb) \u00e0 propos du livre d&rsquo;OD, o\u00f9 il rapproche la notion de &lsquo;<strong>stigmergie<\/strong>&lsquo; &#8211; qu&rsquo;il d\u00e9veloppe \u00e0 partir de l&rsquo;exemple de la toile d&rsquo;araign\u00e9e qui se construit (en lien avec le comportement de l&rsquo;araign\u00e9e) selon sa propre logique &#8211; de ses propres r\u00e9flexion sur la mani\u00e8re dont le r\u00e9el et le virtuel s&rsquo;interp\u00e9n\u00e8trent.<br \/>\nLes deux jeunes professeurs s&rsquo;en sont bien tir\u00e9s pour r\u00e9pondre. Mais la temp\u00e9rature a mont\u00e9 d&rsquo;un cran. C&rsquo;\u00e9tait de bonne guerre. Une causerie, malgr\u00e9 son titre mignon, c&rsquo;est aussi fait pour d\u00e9battre.<\/p>\n<p>\u00c0 propos de concepts tendance (ou en passe de le devenir &#8211; une autre forme de virtualit\u00e9), j&rsquo;ai v\u00e9cu un \u00e9pisode de &lsquo;<strong>s\u00e9rendipit\u00e9<\/strong>&lsquo; suite \u00e0 la cl\u00f4ture de la p\u00e9riode de questions qui mit fin \u00e0 l&rsquo;\u00e9change. Tout le monde sait que c&rsquo;est dans les interstices que les mailles se tissent.<br \/>\nAvant de quitter (bon j&rsquo;ai d\u00e9pass\u00e9 minuit) la librairie, j&rsquo;ai abord\u00e9 un homme, croyant reconna\u00eetre un ami du c\u00e9gep, Andr\u00e9 Habib (professeur de cin\u00e9ma \u00e0 l&rsquo;Universit\u00e9 de Montr\u00e9al). Je m&rsquo;\u00e9tais tromp\u00e9. Il s&rsquo;agissait de Laurent Lavoix, qui avait pos\u00e9 &#8211; je crois &#8211; des questions. Il se trouve qu&rsquo;il est en train d&rsquo;\u00e9crire un roman qu&rsquo;il songe \u00e0 prolonger pour le web. Il avait commenc\u00e9 une recherche sur les auteurs qu\u00e9b\u00e9cois qui \u00e9crivent des textes sous la forme de r\u00e9seaux pouvant s&rsquo;inscrire dans la logique du num\u00e9rique, et du web, d\u00e8s 1994 !&#8230; Cet int\u00e9r\u00eat pour la litt\u00e9rature num\u00e9rique qu\u00e9b\u00e9coise m&rsquo;interpelle puisque c&rsquo;est pr\u00e9cis\u00e9ment le domaine dans lequel je pr\u00e9vois r\u00e9aliser un m\u00e9moire de ma\u00eetrise en litt\u00e9rature.<br \/>\n(la pluie s&rsquo;abat lourdement apr\u00e8s que le tonnerre et les \u00e9clairs eurent rejoint notre secteur de Montr\u00e9al)<br \/>\nQuand je suis <strong>ressort<\/strong>i vers 21h15, il faisait noir sur C\u00f4te-des-Neiges mais plus chaud que lorsque je suis arriv\u00e9 (vous vous rappelez mes bras nus ?). C&rsquo;est un paradoxe du printemps : les soir\u00e9es peuvent \u00eatre plus chaudes que les apr\u00e8s-midi. Et d&rsquo;un autre c\u00f4t\u00e9, c&rsquo;est naturel : le temps se r\u00e9chauffe. C&rsquo;est dans l&rsquo;ordre des choses.<\/p>\n<p>Quel est le ressort de cette intrigue ? D&rsquo;o\u00f9 la source de ce flux verbal s&rsquo;\u00e9coule-t-elle ? Les prochains billets suffiront-ils \u00e0 relier les gerbes de ce faisceau ? Si le jaillissement d&rsquo;un tel renouveau peut se peindre avec des mots, une fluidit\u00e9 accrue de la forme sera-t-elle n\u00e9cessaire !?<\/p>\n<p>Pour l&rsquo;instant, il vaut mieux laisser advenir le printemps.<\/p>\n<p>La foudre fend le rectangle noir de ma fen\u00eatre qui donne sur le centre-ville de la m\u00e9tropole qu\u00e9b\u00e9coise. Elle d\u00e9chire le rideau d&rsquo;obscurit\u00e9 en tapissant le couvert nuageux d&rsquo;une lumi\u00e8re ouatt\u00e9e. L&rsquo;\u00e9clair n&rsquo;en r\u00e9unit pas moins &#8230; le ciel et la terre.<br \/>\nEt le tonnerre menace de fracasser mes tympans au moment o\u00f9 je presse &lsquo;Publier&rsquo;.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Spring, source, ressort Un faisceau (une fourche ou une fourchette) de (2 ou 3) mots associ\u00e9s au printemps. Le mot anglais, son sens second (\u00e0 moins qu&rsquo;il ne soit plus originaire que le premier), sa traduction litt\u00e9rale (en un troisi\u00e8me sens). Quelque chose comme un appel, ou le clich\u00e9 qui prend une d\u00e9rape. Robert Frost &hellip; <a href=\"https:\/\/blogue.fabmx.ypenser.net\/ruptare\/2013\/05\/23\/printemps-print-time\/\" class=\"more-link\">Continuer la lecture de <span class=\"screen-reader-text\">Printemps ! Print time ?<\/span> <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":44,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[4],"tags":[28,35,20,72,76,83,100,102,115,130,147,151,168],"class_list":["post-12","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-faisceau","tag-biologie","tag-causerie","tag-eclair","tag-gerbe","tag-humain","tag-inhumain","tag-machine","tag-marviro","tag-numerique","tag-printemps","tag-serendipite","tag-stigmergie","tag-virtuel"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/blogue.fabmx.ypenser.net\/ruptare\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/12","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/blogue.fabmx.ypenser.net\/ruptare\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/blogue.fabmx.ypenser.net\/ruptare\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blogue.fabmx.ypenser.net\/ruptare\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blogue.fabmx.ypenser.net\/ruptare\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=12"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/blogue.fabmx.ypenser.net\/ruptare\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/12\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blogue.fabmx.ypenser.net\/ruptare\/wp-json\/wp\/v2\/media\/44"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/blogue.fabmx.ypenser.net\/ruptare\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=12"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/blogue.fabmx.ypenser.net\/ruptare\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=12"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/blogue.fabmx.ypenser.net\/ruptare\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=12"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}